http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/27/la-lumiere-une-sour... Claude Cohen-Tannoudji: "Albert Einstein, le premier à avoir émis l'hypothèse des quanta de lumière, écrivait le 12 décembre 1951 à son ami Michele Besso : "Ces cinquante années de rumination consciente ne m'ont pas rapproché de la réponse à la question "que sont les quanta lumineux ?"" Puissent tous les scientifiques, présents et à venir, poursuivre son oeuvre avec la même humilité et la même intelligence visionnaire."
Les trois années suivantes l'ont rapproché un peu de la réponse à la question:
http://www.perimeterinstitute.ca/index.php?option=com_content&task=vi... John Stachel: "Einstein discussed the other side of the particle-field dualism - get rid of fields and just have particles." Albert Einstein 1954: "I consider it entirely possible that physics cannot be based upon the field concept, that is on continuous structures. Then nothing will remain of my whole castle in the air, including the theory of gravitation, but also nothing of the rest of contemporary physics." John Stachel's comment: "If I go down, everything goes down, ha ha, hm, ha ha ha."
Banesh Hoffmann, le collaborateur d'Einstein, explique:
Banesh Hoffmann, "La relativité, histoire d'une grande idée", Pour la Science, Paris, 1999, p. 112: "De plus, si l'on admet que la lumière est constituée de particules, comme Einstein l'avait suggéré dans son premier article, 13 semaines plus tôt, le second principe parait absurde: une pierre jetée d'un train qui roule très vite fait bien plus de dégâts que si on la jette d'un train a l'arrêt. Or, d'après Einstein, la vitesse d'une certaine particule ne serait pas indépendante du mouvement du corps qui l'émet! Si nous considérons que la lumière est composée de particules qui obéissent aux lois de Newton, ces particules se conformeront à la relativité newtonienne. Dans ce cas, il n'est pas nécessaire de recourir à la contraction des longueurs, au temps local ou à la transformation de Lorentz pour expliquer l'échec de l'expérience de Michelson-Morley. Einstein, comme nous l'avons vu, résista cependant à la tentation d'expliquer ces échecs à l'aide des idées newtoniennes, simples et familières. Il introduisit son second postulat, plus ou moins évident lorsqu'on pensait en termes d'ondes dans l'éther."
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/27/la-lumiere-une-sour... Claude Cohen-Tannoudji: "Albert Einstein, le premier à avoir émis l'hypothèse des quanta de lumière, écrivait le 12 décembre 1951 à son ami Michele Besso : "Ces cinquante années de rumination consciente ne m'ont pas rapproché de la réponse à la question "que sont les quanta lumineux ?"" Puissent tous les scientifiques, présents et à venir, poursuivre son oeuvre avec la même humilité et la même intelligence visionnaire."
Les trois années suivantes l'ont rapproché un peu de la réponse à la question:
http://www.perimeterinstitute.ca/index.php?option=com_content&task=vi... John Stachel: "Einstein discussed the other side of the particle-field dualism - get rid of fields and just have particles." Albert Einstein 1954: "I consider it entirely possible that physics cannot be based upon the field concept, that is on continuous structures. Then nothing will remain of my whole castle in the air, including the theory of gravitation, but also nothing of the rest of contemporary physics." John Stachel's comment: "If I go down, everything goes down, ha ha, hm, ha ha ha."
Banesh Hoffmann, le collaborateur d'Einstein, explique:
Banesh Hoffmann, "La relativité, histoire d'une grande idée", Pour la Science, Paris, 1999, p. 112: "De plus, si l'on admet que la lumière est constituée de particules, comme Einstein l'avait suggéré dans son premier article, 13 semaines plus tôt, le second principe parait absurde: une pierre jetée d'un train qui roule très vite fait bien plus de dégâts que si on la jette d'un train a l'arrêt. Or, d'après Einstein, la vitesse d'une certaine particule ne serait pas indépendante du mouvement du corps qui l'émet! Si nous considérons que la lumière est composée de particules qui obéissent aux lois de Newton, ces particules se conformeront à la relativité newtonienne. Dans ce cas, il n'est pas nécessaire de recourir à la contraction des longueurs, au temps local ou à la transformation de Lorentz pour expliquer l'échec de l'expérience de Michelson-Morley. Einstein, comme nous l'avons vu, résista cependant à la tentation d'expliquer ces échecs à l'aide des idées newtoniennes, simples et familières. Il introduisit son second postulat, plus ou moins évident lorsqu'on pensait en termes d'ondes dans l'éther."
"Einstein...résista cependant à la tentation d'expliquer ces échecs à l'aide des idées newtoniennes, simples et familières", mais le commun des mortels n'accepte pas les conséquences de cette résistance:
http://www.evene.fr/celebre/actualite/2005-annee-einstein-114.php "Les articles parus en 1905 dans la revue 'Annalen der Physik' révolutionnent non seulement le petit monde de la physique, mais aussi la perception commune de grands concepts tels que le temps, l'espace ou la matière. Enfin…ils auraient dû… car si les théories einsteiniennes sont aujourd'hui admises et célébrées partout dans le monde scientifique, si une grande partie de la recherche fondamentale a pour objectif de les développer, le commun des mortels continue cependant à parler du temps, de l’espace, et de la matière comme il le faisait au XIXème siècle. C'est ce que déplore Thibault Damour, physicien et auteur d’un ouvrage passionnant intitulé 'Si Einstein m’était conté', dans lequel il dresse un portrait scientifique du prix Nobel. "Loin d’avoir été assimilées par tout un chacun", écrit-il, "les révolutions einsteiniennes sont simplement ignorées." Car les découvertes dont on parle dépassent de très loin - comme souvent - les préoccupations purement scentifiques. Il est, de fait, encore extrêmement complexe et ardu de comprendre la notion de temps non pas comme un flux, un absolu, mais comme un relatif, pouvant ralentir selon la vitesse de l’observateur…"
John Norton, incomparablement plus intelligent que Thibault Damour, est d'accord avec le commun des mortels:
http://www.newscientist.com/article/mg20026831.500-what-makes-the-uni... "General relativity knits together space, time and gravity. Confounding all common sense, how time passes in Einstein's universe depends on what you are doing and where you are. Clocks run faster when the pull of gravity is weaker, so if you live up a skyscraper you age ever so slightly faster than you would if you lived on the ground floor, where Earth's gravitational tug is stronger. "General relativity completely changed our understanding of time," says Carlo Rovelli, a theoretical physicist at the University of the Mediterranean in Marseille, France.....It is still not clear who is right, says John Norton, a philosopher based at the University of Pittsburgh, Pennsylvania. Norton is hesitant to express it, but his instinct - and the consensus in physics - seems to be that space and time exist on their own. The trouble with this idea, though, is that it doesn't sit well with relativity, which describes space-time as a malleable fabric whose geometry can be changed by the gravity of stars, planets and matter."
http://www.pitt.edu/~jdnorton/Goodies/passage/index.html John Norton, 1 Mar 2009: "A common belief among philosophers of physics is that the passage of time of ordinary experience is merely an illusion. The idea is seductive since it explains away the awkward fact that our best physical theories of space and time have yet to capture this passage. I urge that we should resist the idea. We know what illusions are like and how to detect them. Passage exhibits no sign of being an illusion....Following from the work of Einstein, Minkowski and many more, physics has given a wonderfully powerful conception of space and time. Relativity theory, in its most perspicacious form, melds space and time together to form a four- dimensional spacetime. The study of motion in space and and all other processes that unfold in them merely reduce to the study of an odd sort of geometry that prevails in spacetime. In many ways, time turns out to be just like space. In this spacetime geometry, there are differences between space and time. But a difference that somehow captures the passage of time is not to be found. There is no passage of time. There are temporal orderings. We can identify earlier and later stages of temporal processes and everything in between. What we cannot find is a passing of those stages that recapitulates the presentation of the successive moments to our consciousness, all centered on the one preferred moment of "now." At first, that seems like an extraordinary lacuna. It is, it would seem, a failure of our best physical theories of time to capture one of time's most important properties. However the longer one works with the physics, the less worrisome it becomes....I was, I confess, a happy and contented believer that passage is an illusion. It did bother me a little that we seemed to have no idea of just how the news of the moments of time gets to be rationed to consciousness in such rigid doses.....Now consider the passage of time. Is there a comparable reason in the known physics of space and time to dismiss it as an illusion? I know of none. The only stimulus is a negative one. We don't find passage in our present theories and we would like to preserve the vanity that our physical theories of time have captured all the important facts of time. So we protect our vanity by the stratagem of dismissing passage as an illusion."
Par stupidité, Jean Eisenstaedt dit tout haut ce que les Einsteiniens les plus intelligents pensent en secret:
http://ustl1.univ-lille1.fr/culture/publication/lna/detail/lna40/pgs/... "Il n'y a alors aucune raison théorique à ce que la vitesse de la lumière ne dépende pas de la vitesse de sa source ainsi que de celle de l'observateur terrestre ; plus clairement encore, il n'y a pas de raison, dans le cadre de la logique des Principia de Newton, pour que la lumière se comporte autrement - quant à sa trajectoire - qu'une particule matérielle. Il n'y a pas non plus de raison pour que la lumière ne soit pas sensible à la gravitation. Bref, pourquoi ne pas appliquer à la lumière toute la théorie newtonienne ? (...) Même s'il était conscient de l'intérêt de la théorie de l'émission, Einstein n'a pas pris le chemin, totalement oublié, de Michell, de Blair, des Principia en somme. Le contexte de découverte de la relativité ignorera le XVIIIème siècle et ses racines historiques plongent au coeur du XIXème siècle. Arago, Fresnel, Fizeau, Maxwell, Mascart, Michelson, Poincaré, Lorentz en furent les principaux acteurs et l'optique ondulatoire le cadre dans lequel ces questions sont posées. Pourtant, au plan des structures physiques, l'optique relativiste des corps en mouvement de cette fin du XVIIIème est infiniment plus intéressante - et plus utile pédagogiquement - que le long cheminement qu'a imposé l'éther."