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EINSTEIN ET LES QUANTA DE LUMIERE
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Pentcho Valev  
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 More options 8 Nov, 05:51
Newsgroups: fr.sci.physique, fr.sci.astrophysique, fr.sci.maths, sci.physics.relativity, sci.physics
From: Pentcho Valev <pva...@yahoo.com>
Date: Sat, 7 Nov 2009 21:51:00 -0800 (PST)
Subject: EINSTEIN ET LES QUANTA DE LUMIERE
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/27/la-lumiere-une-sour...
Claude Cohen-Tannoudji: "Albert Einstein, le premier à avoir émis
l'hypothèse des quanta de lumière, écrivait le 12 décembre 1951 à son
ami Michele Besso : "Ces cinquante années de rumination consciente ne
m'ont pas rapproché de la réponse à la question "que sont les quanta
lumineux ?"" Puissent tous les scientifiques, présents et à venir,
poursuivre son oeuvre avec la même humilité et la même intelligence
visionnaire."

Les trois années suivantes l'ont rapproché un peu de la réponse à la
question:

http://www.perimeterinstitute.ca/index.php?option=com_content&task=vi...
John Stachel: "Einstein discussed the other side of the particle-field
dualism - get rid of fields and just have particles."
Albert Einstein 1954: "I consider it entirely possible that physics
cannot be based upon the field concept, that is on continuous
structures. Then nothing will remain of my whole castle in the air,
including the theory of gravitation, but also nothing of the rest of
contemporary physics."
John Stachel's comment: "If I go down, everything goes down, ha ha,
hm, ha ha ha."

Banesh Hoffmann, le collaborateur d'Einstein, explique:

Banesh Hoffmann, "La relativité, histoire d'une grande idée", Pour la
Science, Paris, 1999, p. 112: "De plus, si l'on admet que la lumière
est constituée de particules, comme Einstein l'avait suggéré dans son
premier article, 13 semaines plus tôt, le second principe parait
absurde: une pierre jetée d'un train qui roule très vite fait bien
plus de dégâts que si on la jette d'un train a l'arrêt. Or, d'après
Einstein, la vitesse d'une certaine particule ne serait pas
indépendante du mouvement du corps qui l'émet! Si nous considérons que
la lumière est composée de particules qui obéissent aux lois de
Newton, ces particules se conformeront à la relativité newtonienne.
Dans ce cas, il n'est pas nécessaire de recourir à la contraction des
longueurs, au temps local ou à la transformation de Lorentz pour
expliquer l'échec de l'expérience de Michelson-Morley. Einstein, comme
nous l'avons vu, résista cependant à la tentation d'expliquer ces
échecs à l'aide des idées newtoniennes, simples et familières. Il
introduisit son second postulat, plus ou moins évident lorsqu'on
pensait en termes d'ondes dans l'éther."

Pentcho Valev
pva...@yahoo.com


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Pentcho Valev  
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 More options 19 Nov, 07:55
Newsgroups: fr.sci.physique, fr.sci.astrophysique, fr.sci.maths, sci.physics.relativity, sci.physics
From: Pentcho Valev <pva...@yahoo.com>
Date: Wed, 18 Nov 2009 23:55:41 -0800 (PST)
Local: Thurs 19 Nov 2009 07:55
Subject: Re: EINSTEIN ET LES QUANTA DE LUMIERE
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/27/la-lumiere-une-sour...
Claude Cohen-Tannoudji: "Albert Einstein, le premier à avoir émis
l'hypothèse des quanta de lumière, écrivait le 12 décembre 1951 à son
ami Michele Besso : "Ces cinquante années de rumination consciente ne
m'ont pas rapproché de la réponse à la question "que sont les quanta
lumineux ?"" Puissent tous les scientifiques, présents et à venir,
poursuivre son oeuvre avec la même humilité et la même intelligence
visionnaire."

Les trois années suivantes l'ont rapproché un peu de la réponse à la
question:

http://www.perimeterinstitute.ca/index.php?option=com_content&task=vi...
John Stachel: "Einstein discussed the other side of the particle-field
dualism - get rid of fields and just have particles."
Albert Einstein 1954: "I consider it entirely possible that physics
cannot be based upon the field concept, that is on continuous
structures. Then nothing will remain of my whole castle in the air,
including the theory of gravitation, but also nothing of the rest of
contemporary physics."
John Stachel's comment: "If I go down, everything goes down, ha ha,
hm, ha ha ha."

Banesh Hoffmann, le collaborateur d'Einstein, explique:

Banesh Hoffmann, "La relativité, histoire d'une grande idée", Pour la
Science, Paris, 1999, p. 112: "De plus, si l'on admet que la lumière
est constituée de particules, comme Einstein l'avait suggéré dans son
premier article, 13 semaines plus tôt, le second principe parait
absurde: une pierre jetée d'un train qui roule très vite fait bien
plus de dégâts que si on la jette d'un train a l'arrêt. Or, d'après
Einstein, la vitesse d'une certaine particule ne serait pas
indépendante du mouvement du corps qui l'émet! Si nous considérons que
la lumière est composée de particules qui obéissent aux lois de
Newton, ces particules se conformeront à la relativité newtonienne.
Dans ce cas, il n'est pas nécessaire de recourir à la contraction des
longueurs, au temps local ou à la transformation de Lorentz pour
expliquer l'échec de l'expérience de Michelson-Morley. Einstein, comme
nous l'avons vu, résista cependant à la tentation d'expliquer ces
échecs à l'aide des idées newtoniennes, simples et familières. Il
introduisit son second postulat, plus ou moins évident lorsqu'on
pensait en termes d'ondes dans l'éther."

"Einstein...résista cependant à la tentation d'expliquer ces échecs à
l'aide des idées newtoniennes, simples et familières", mais le commun
des mortels n'accepte pas les conséquences de cette résistance:

http://www.evene.fr/celebre/actualite/2005-annee-einstein-114.php
"Les articles parus en 1905 dans la revue 'Annalen der Physik'
révolutionnent non seulement le petit monde de la physique, mais aussi
la perception commune de grands concepts tels que le temps, l'espace
ou la matière. Enfin…ils auraient dû… car si les théories
einsteiniennes sont aujourd'hui admises et célébrées partout dans le
monde scientifique, si une grande partie de la recherche fondamentale
a pour objectif de les développer, le commun des mortels continue
cependant à parler du temps, de l’espace, et de la matière comme il le
faisait au XIXème siècle. C'est ce que déplore Thibault Damour,
physicien et auteur d’un ouvrage passionnant intitulé 'Si Einstein
m’était conté', dans lequel il dresse un portrait scientifique du prix
Nobel. "Loin d’avoir été assimilées par tout un chacun", écrit-il,
"les révolutions einsteiniennes sont simplement ignorées." Car les
découvertes dont on parle dépassent de très loin - comme souvent - les
préoccupations purement scentifiques. Il est, de fait, encore
extrêmement complexe et ardu de comprendre la notion de temps non pas
comme un flux, un absolu, mais comme un relatif, pouvant ralentir
selon la vitesse de l’observateur…"

John Norton, incomparablement plus intelligent que Thibault Damour,
est d'accord avec le commun des mortels:

http://www.newscientist.com/article/mg20026831.500-what-makes-the-uni...
"General relativity knits together space, time and gravity.
Confounding all common sense, how time passes in Einstein's universe
depends on what you are doing and where you are. Clocks run faster
when the pull of gravity is weaker, so if you live up a skyscraper you
age ever so slightly faster than you would if you lived on the ground
floor, where Earth's gravitational tug is stronger. "General
relativity completely changed our understanding of time," says Carlo
Rovelli, a theoretical physicist at the University of the
Mediterranean in Marseille, France.....It is still not clear who is
right, says John Norton, a philosopher based at the University of
Pittsburgh, Pennsylvania. Norton is hesitant to express it, but his
instinct - and the consensus in physics - seems to be that space and
time exist on their own. The trouble with this idea, though, is that
it doesn't sit well with relativity, which describes space-time as a
malleable fabric whose geometry can be changed by the gravity of
stars, planets and matter."

http://www.pitt.edu/~jdnorton/Goodies/passage/index.html
John Norton, 1 Mar 2009: "A common belief among philosophers of
physics is that the passage of time of ordinary experience is merely
an illusion. The idea is seductive since it explains away the awkward
fact that our best physical theories of space and time have yet to
capture this passage. I urge that we should resist the idea. We know
what illusions are like and how to detect them. Passage exhibits no
sign of being an illusion....Following from the work of Einstein,
Minkowski and many more, physics has given a wonderfully powerful
conception of space and time. Relativity theory, in its most
perspicacious form, melds space and time together to form a four-
dimensional spacetime. The study of motion in space and and all other
processes that unfold in them merely reduce to the study of an odd
sort of geometry that prevails in spacetime. In many ways, time turns
out to be just like space. In this spacetime geometry, there are
differences between space and time. But a difference that somehow
captures the passage of time is not to be found. There is no passage
of time. There are temporal orderings. We can identify earlier and
later stages of temporal processes and everything in between. What we
cannot find is a passing of those stages that recapitulates the
presentation of the successive moments to our consciousness, all
centered on the one preferred moment of "now." At first, that seems
like an extraordinary lacuna. It is, it would seem, a failure of our
best physical theories of time to capture one of time's most important
properties. However the longer one works with the physics, the less
worrisome it becomes....I was, I confess, a happy and contented
believer that passage is an illusion. It did bother me a little that
we seemed to have no idea of just how the news of the moments of time
gets to be rationed to consciousness in such rigid doses.....Now
consider the passage of time. Is there a comparable reason in the
known physics of space and time to dismiss it as an illusion? I know
of none. The only stimulus is a negative one. We don't find passage in
our present theories and we would like to preserve the vanity that our
physical theories of time have captured all the important facts of
time. So we protect our vanity by the stratagem of dismissing passage
as an illusion."

Pentcho Valev
pva...@yahoo.com


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Pentcho Valev  
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 More options 20 Nov, 06:39
Newsgroups: fr.sci.physique, fr.sci.astrophysique, fr.sci.maths, sci.physics.relativity, sci.physics
From: Pentcho Valev <pva...@yahoo.com>
Date: Thu, 19 Nov 2009 22:39:05 -0800 (PST)
Local: Fri 20 Nov 2009 06:39
Subject: Re: EINSTEIN ET LES QUANTA DE LUMIERE
Par stupidité, Jean Eisenstaedt dit tout haut ce que les Einsteiniens
les plus intelligents pensent en secret:

http://ustl1.univ-lille1.fr/culture/publication/lna/detail/lna40/pgs/...
"Il n'y a alors aucune raison théorique à ce que la vitesse de la
lumière ne dépende pas de la vitesse de sa source ainsi que de celle
de l'observateur terrestre ; plus clairement encore, il n'y a pas de
raison, dans le cadre de la logique des Principia de Newton, pour que
la lumière se comporte autrement - quant à sa trajectoire - qu'une
particule matérielle. Il n'y a pas non plus de raison pour que la
lumière ne soit pas sensible à la gravitation. Bref, pourquoi ne pas
appliquer à la lumière toute la théorie newtonienne ? (...) Même s'il
était conscient de l'intérêt de la théorie de l'émission, Einstein n'a
pas pris le chemin, totalement oublié, de Michell, de Blair, des
Principia en somme. Le contexte de découverte de la relativité
ignorera le XVIIIème siècle et ses racines historiques plongent au
coeur du XIXème siècle. Arago, Fresnel, Fizeau, Maxwell, Mascart,
Michelson, Poincaré, Lorentz en furent les principaux acteurs et
l'optique ondulatoire le cadre dans lequel ces questions sont posées.
Pourtant, au plan des structures physiques, l'optique relativiste des
corps en mouvement de cette fin du XVIIIème est infiniment plus
intéressante - et plus utile pédagogiquement - que le long cheminement
qu'a imposé l'éther."

Pentcho Valev
pva...@yahoo.com


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